La Révolution Wikipédia : recensions

Sommaire de la page 

*Libération (9 juillet 2007)

*Marianne2.fr (3 novembre 2007)

*Bulletin des bibliothécaires de France (à venir)

*Recensions de Wikipédia

 

La Révolution Wikipédia dans Libération (9 juillet 2007) 

Références : page 32, Frédérique Roussel, « Wikipédia se trompe à tous vents »

L'article représente un peu moins de 3 colonnes. Un surtitre indique : « Des étudiants de Sciences-Po ont réalisé une enquête minutieuse sur l'encyclopédie en ligne ».

 

Il s'agit en fait d'une recension avant publication (l'achevé d'imprimer est d'octobre, la date d'édition de novembre 2007). La tonalité générale est plutôt hostile, la rédactrice employant à plusieurs reprises des formules dépréciatives : « cette pieuvre qui grandit depuis sa naissance en janvier 2001 », « manie d'accumuler [les informations] sur des sujets moins importants », « propension à héberger de la propagande ». 

 

La citation mise en exergue est une phrase du livre : « Wikipédia, c'est aussi un immense espace de création, où la supercherie devient parfois poésie » (LRW, p. 82, dit exactement : « Wikipédia et ses affidés, c'est aussi... ». Le mot « affidé » est un peu trompeur, puisqu'il s'agit en fait de parodies de Wikipédia, et non pas d'organismes dépendant de Wikimédia). Cette citation est d'ailleurs aussi réductrice et de surcrroît, pas très appropriée.

 

L'article est divisé en 6 paragraphes.

 

1) Les bidouillages des étudiants de Sciences Po'

Frédérique Roussel évoque d'abord les tests « Assouline champion de jeu de paume » et « Tony Blair catholique ». Ce dernier hoax serait resté « plusieurs semaines  » après sa mise en place, « le 2 mai 2007 à 10 h 14 » (en fait à 9 h 14, et  la mise en ligne n’a duré que 13 jours. La journaliste a repris des informations sans même aller voir l’historique de la page. Bel exemple de « recoupement des sources », une des bases du métier de journaliste, selon Pierre Assouline).

 

2) « Cheval de Troie »

Frédérique Roussel évoque la « longue enquête » des auteurs, qui ont eu l'idée de « s'attaquer à la pieuvre » à la demande de Pierre Assouline : « J'ai eu des échanges assez vifs avec des étudiants [...] pas du tout d'accord avec mes billets sur le sujet » [celui de « l’affaire Dreyfus », cité, et d’autres]. J’ai pensé que cela valait le coup de faire une enquête de plusieurs mois à plusieurs pour démonter le mécanisme. » 

A partir de là, l’article suit les chapitres du livre sauf le troisième :[1] l’importance croissante de Wp, « ce sont bien les systèmes de tous les pays occidentaux qui sont affectés par le développement et la généralisation de Wp auprès des élèves » (sans doute « les systèmes éducatifs »). [2] Il évoque ensuite l’article de Nature de façon assez elliptique.

 

3) « Affabulateurs » 

[4]L’affaire Seigenthaler ; l’affaire Porchesia.

 

4) [5] Les réactions des encyclopédies traditionnelles : Larousse et Quid. « Le malaise est perceptible, mais on s’affirme confiant ».

 

5) « Work in progress »

[6] Citation de Raymond Trousson : Wp est un « work in progress » ; « absence de principe organisateur » ; « manie d’accumuler sur des sujets moins importants » (exemple de Jacques Delors/nouvelle star) ; « propension à héberger de la propagande » (pas d’exemple : Frédérique Roussel ne reprend pas l'argumentation sur les « ouailles »).

 

6) « Conclusion » (du livre et de l’article) : Wp est un « outil incontournable », il est donc nécessaire de former « les jeunes à un usage intelligent ». Evocation de l’expérience de Jean-Noël Lafargue : le séminaire « enrichissement de l’encyclopédie Wikipédia ».

 

Commentaire : l’article rend assez bien compte du livre à l’exception du chapitre 3 sur l’organisation de Wikipédia. Le titre qui met l’accent sur le chapitre 4 (erreurs et affabulations) est donc réducteur.

 

 

 

 

La Révolution Wikipédia dans Marianne2.fr (3 novembre 2007)

Références : Léa Giret, « La révolution Wikipédia, une enquête sur les rouages de l’encyclopédie collaborative »

 

L’article comprend 7 paragraphes dont un d'introduction. 

 

Paragraphe 2

Léa Giret nous dit que les étudiants préfèrent « par paresse ou par souci de gagner du temps », Wikipédia à « la lecture d'une encyclopédie poussiéreuse ».  L’identification des notions d’« encyclopédie-livre » et de « poussière » est assez curieuse, mais passons.

 

Paragraphe 3

« Fort [En raison] de cet état de fait et du succès croissant de l’outil [cet outil] – il s’agit du neuvième site le plus consulté dans le monde – une poignée d’étudiants de Sciences-Po se sont penchés sur le « phénomène » Wikipédia sous le regard bienveillant de leur professeur Pierre Assouline ». 

 

« Le fait qu’un outil interactif et en perpétuelle évolution, gratuit de surcroît, remplace de lourds volumes de papier ne devrait pas être sujet à inquiétude [un sujet d’inquiétude/sujet à caution]. Oui, mais voilà : la révolution Wikipédia pose un problème qui va bien au-delà du conflit entre le noble papier et le vulgaire web. Wikipédia permet à tout un chacun de contribuer à la production [rédaction] d’articles, et la légitimité des internautes qui proposent leur contribution fait question [on peut s’interroger sur la légitimité des internautes qui proposent leur contribution]. Simple état d’âme d’intellectuel élitiste ou véritable danger pour la connaissance [cette phrase est illogique, bien qu’on comprenne ce qu’elle signifie] ? C’est la question à laquelle cet essai tente de répondre, en pointant les dangers d’un enthousiasme outrancier [excessif] [encore un illogisme : le danger réside-t-il dans Wikipédia ou dans l’enthousiasme qu’on a pour lui] à l’égard du nouveau succès du web 2.0. »

 

Paragraphe 4

Il évoque les manipulations de Wikipédia, à travers le cas fictif de Pierre Assouline champion de jeu de paume, et le  cas réel d’un « ancien collaborateur de Bob Kennedy qui s’est vu suspecté d’avoir participé à l’élaboration des attentats contre JFK » [l'affaire Seigenthaler].

 

Paragraphe 5

Elle énumère les menaces sur « le savoir encyclopédique » : l'« amateurisme » des « participations citoyennes » « sans réelle expertise » ; « le site, en raison de la nature de son support, pècherait par trop d’uniformité et par manque de hiérarchie ».

 

Paragraphe 6

Elle évoque  les « véritables guerres d’opinion nuisant à son objectivité : nombre d’internautes se chamaillent sur la définition à donner à tel ou tel article historique ou politique » ; les contributions qui « procèdent parfois d’une idéologie complètement étrangère au devoir d’impartialité du scientifique » et elle cite l’action des Mormons ou des témoins de Jéhovah qui utilisent Wikipédia comme tribune. 

 

Paragraphe 7

Le 2 novembre (la veille donc), Wikipédia a gagné un procès en diffamation, le tribunal ayant « distingué la notion d’hébergeur de celui d’éditeur ». Conclusion : « C’est justement cette prime à l’irresponsabilité qui pose problème… ».

 

 

Commentaire : cet article ressemble un peu au livre : il est bâclé sur le plan stylistique. Il est beaucoup trop court pour être intéressant (on le comprend si on a déjà lu le livre, ou d'autres articles plus complets). Un élément original cependant : le procès qui se serait terminé le 2 novembre 2007, événement dont je n'ai à ce jour (10/03/2012) jamais entendu parler.

 

 

L'extrait proposé est tiré du chapitre 4 : 

*Hoax : l’affaire Seigenthaler ; cas divers, dont une accusation de pédophilie (non documentée)

*le site Wikipedia Watch

*l’île de Porchesia

*Uncyclopedia, Désencyclopédie

*développement des pages de discussion

*modifications personnelles

*l’affaire Lake Express

*Wikiscanner

*l’affaire Chris Benoît

 

Recensions dans Wikipédia

Sur Wikipédia, il existe une recension assez longue en anglais et un résumé en français (depuis septembre 2011) ; on trouve aussi, plus bizarrement, une page indonésiennne et une page en latin (très courtes).