Quelques notions élémentaires sur Wikipédia

 

Sommaire de la page

Le fonctionnement de base de Wikipédia : l'édition de texte

Le fonctionnement institutionnel de Wikipédia (hébergement, fondations Wikimédia)

La « rhétorique » de Wikipédia : « Wikipédia » comme sujet grammatical (d'un verbe) et comme sujet référentiel (d'une action)

Définitions de Wikipédia

Bibliographie

 

Le fonctionnement de base de Wikipédia : l'édition de texte

 

Pour les gens qui ne connaissent pas personnellement le système d’édition de Wikipédia, je rappelle quelques notions élémentaires.

 

Pour aller sur Wikipédia via Google, on clique sur le lien  www.wikipedia.org et on se trouve sur la page d’accueil de Wikipédia-fr(ancophone).

 

Il suffit alors de cliquer sur n’importe quel lien pour aller sur une vraie « page Wikipédia » ; on peut aussi inscrire un mot dans la partie « recherche ».

 

Modifications

A partir du moment où on se trouve face à une page Wikipédia, on a en haut de la page plusieurs onglets, notamment « Modifier ».

Si on clique sur cet onglet, on se retrouve dans une fenêtre donnant la version HTML de la page. On peut faire toutes sortes de modifications. En bas de la fenêtre, des onglets permettent de « prévisualiser » (voir le résultat des modifications), « voir ses modifications » (visualiser l’ensemble des modifications, mais seulement elles). Le troisième onglet permet de « sauvegarder », mais avant de cliquer dessus, il vaut mieux remplir la partie « commentaire » afin d’expliquer en gros ce qu’on a fait. 

 

On peut aussi, si on a un compte Wikipédia, inscrire la page sur sa liste de suivi. 

 

On peut aussi ne modifier qu’une partie de la page, si celle-ci est divisée en parties éditables. Il est alors plus facile de prévisualiser, surtout si on a affaire à une page de gros volume. D’autre part, on peut éviter qu’un autre contributeur ait fait une modification pendant que la fenêtre d’édition était ouverte, auquel cas le texte modifié doit être repris (par copiage), mais à partir de la nouvelle page et en tenant compte des modifications introduites entre temps.

 

La liste de suivi

Quand un contributeur inscrit s’est identifié, il a tout en haut de la page ses liens personnels, en particulier :

* « Liste de suivi » : si on clique dessus, il peut voir quelle est la dernière modification opérée sur une page inscrite sur la liste (avec des périodes de 3, 7, 30 jours). Il faut cliquer sur « diff » pour voir en quoi consiste la modification en question.

Cela permet de contrôler que ces pages n’ont pas été vandalisées ou n’ont pas subi de modification inappropriée.

C’est en fait le mode de contrôle du texte de Wikipédia qui est le plus systématique, puisqu’on peut considérer que 99 % (ou plus) des contributeurs inscrits sont sérieux, et que, s’ils peuvent faire des erreurs involontaires, ils peuvent en détecter la majeure partie des erreurs dans les modification récentes. C’est ce qui fait que l’augmentation du nombre de contributeurs n’alourdit pas les tâches de contrôle, puisque presque tous les nouveaux contributeurs deviennent en même temps des contrôleurs. 

Le contrôle peut aussi être exercé sans avoir de compte Wikipédia, à partir de la page « historique » d’une page donnée.

 

Onglet « Historique »

Si on clique dessus, on obtient l’historique de la page, c’est-à-dire toutes les modifications enregistrées avec date, heure, auteur, commentaire (ici aussi, il faut cliquer sur « diff » pour voir la modification. En cliquant sur « première page », on peut voir la date de la création de la page. 

On trouve aussi des liens avec : 

*les statistiques de consultation journalière et mensuelle (« Consultations »)

*la répartition des modifications par contributeur (« Liste des auteurs »)

*le « nombre de contributeurs qui suivent cette page »

 

Onglet « Discussion »

Si on clique dessus, on obtient la page de discussion.

On peut y indiquer des problèmes, des suggestions, etc. qui n’ont pas lieu de se trouver sur la page elle-même, soit en modifiant une partie éditable, soit en en créant une nouvelle (« Ajouter un sujet »).

La page de discussion contient aussi (éventuellement) une partie « Evaluation » qui concerne « l’état d’avancement » (de « ébauche » à « article de qualité ») et « l’importance » de la page relativement à différents « projets » (parfois un seul). Par exemple, actuellement (11 mars 2012), la page David Ben Gourion a une importance « élevée » dans le projet « Politique » et « maximum » dans le projet « Israël ». C’est un élément de hiérarchisation des pages.

 

La page de discussion comporte aussi éventuellement une « liste de tâches » où on peut indiquer ou lire ce qu’il serait opportun de faire, mais qu’on ne peut pas faire soi-même par manque de loisir ou de compétence immédiatement utilisable. 

 

En tant que lecteur, on peut très bien repérer des défauts sans souhaiter ou pouvoir les corriger soi-même et les signaler sur la page de discussion.

 

En conclusion, je dirais que comme « n’importe qui peut écrire n’importe quoi » (Pierre Assouline), tout utilisateur de Wikipédia devrait au moins écrire des choses intéressantes (incluses dans « n’importe quoi ») sur la page de discussion afin d’aider les contributeurs réguliers. Mais tout utilisateur de Wikipédia (inclus dans « n’importe qui ») devrait aussi se considérer comme un contributeur potentiel. 

 

La formule de Pierre Assouline peut en effet aussi signifier que « des gens intelligents peuvent écrire des choses intelligentes » dans Wikipédia (évidemment ce n’est pas à cela qu’il pense !).

 

 

 

Le fonctionnement institutionnel de Wikipédia

Je dois dire que je ne connais pas dans le détail cet aspect des choses, n’ayant ni vraiment cherché à m’informer, ni été informé de façon systématique par ma pratique ou par l’institution elle-même. 

 

Structures externes (hébergement, fondations Wikimédia)

Les sites wikipedia.org sont hébergés par une fondation de droit américain, Wikimédia, créée officiellement en 2003 pour remplacer l’hébergeur précédent, le site Bomis, qui appartenait à Jim Wales. Wikimédia a son centre en Floride (la fondation relève de la législation de cet Etat américain), où se trouvent les serveurs et les employés salariés. Il est clair que l’hébergeur, dirigé par un conseil d’administration, dispose d’un pouvoir total sur Wikipédia, dans la mesure notamment où il pourrait mettre fin au site. Dans la pratique, Wikimédia laisse une assez grande liberté aux divers sites Wikipédia. Mais il est arrivé que le CA impose des changements de règlements, en particulier après l’affaire Seigenthaler.

 

On peut rappeler que Wikimédia a d’abord été présidé par Jim Wales, mais que le second président du CA a été Florence Devouard (octobre 2006), suivi de Michael Snow, un juriste américain (juillet 2008) et de l’actuel président Ting Chen, un Chinois passé par la Wikipédia germanophone et la Wikimédia Allemagne (juillet 2010).

 

Wikipédia est divisé en sites basés sur la langue utilisée : plusieurs centaines. La Wk anglophone est logiquement la plus importante en volume, mais sur ce plan, on ne peut absolument pas dire que Wikipédia est « dominé » par l’anglais ; un contributeur ou un lecteur navajo ou français (pour citer deux langues minoritaires) n’a pas a priori à se rendre compte même de l’existence des autres Wikipédias. 

 

Dans un certain nombre de pays (France, Allemagne, etc.…), il existe une fondation Wikimédia spécifique, mais je ne sais pas s’ils ont une fonction d’hébergeur spécifique : si ce n’est pas le cas, une Wikimédia n’a pas de pouvoir réel sur sa Wikipédia, seulement un pouvoir moral, qui peut tout de même avoir des effets de facto. Par exemple, si une contribution est faite par Rémi Mathis, actuel président de Wikimédia France, qui contribue sous son propre nom, son autorité est a priori supérieure à celle d’un simple quidam, ce qui ne veut pas dire qu’il puisse écrire « n’importe quoi ». Il est aussi possible que Rémi Mathis contribue sous un pseudo vraiment anonyme afin de se placer dans la situation de n’importe quel contributeur (personnellement, j’ai pensé pour lui à « Mimi Mathys », mais je suppose que ce serait un peu trop voyant !) .

 

Structures internes (Wikipédia-fr)

Un certain nombre de contributeurs ont des fonctions particulières : administrateur, steward, checkuser. 

C’est terriblement barbant. 

Voir les pages Wk correspondantes (atteignables via la page « Wikipédia » ou avec le code « Wikipédia: » avant le mot demandé.

 

La « rhétorique » de Wikipédia

Il n’y a pas de problème particulier dans les cas où le mot « Wikipédia » est utilisé comme complément de lieu : « j’ai lu/vu dans Wk que…, tel contributeur a écrit dans Wk que…, ».

Il peut en revanche y avoir des problèmes lorsqu’on utilise le mot comme sujet.

 

Sujet grammatical (d'un verbe), sujet référentiel (d'une action)

Il est tout à fait légitime d’utiliser les formules suivantes : « Wk dit que…, affirme que…, indique que… » puisqu’elles sont une autre façon, non ambivalente, de dire : « On peut lire dans Wk que… ». 

 

Il est un peu plus délicat, mais encore acceptable, de dire : « Wk a écrit que… » ; cette formulation est en effet ambiguë.

 

Il serait tout à fait inacceptable de dire : « Le 2 mai 2008, Wikipédia a écrit que… » parce que dans ce cas, le mot « Wikipédia », sujet grammatical de la phrase, connote un référent qui serait sujet de l’action. Or, en aucun cas, « Wikipédia » ne peut être « sujet » de quelque action que ce soit. Celui qui écrit, le tant, c’est un contributeur, qu’il soit identifié ou non, administrateur ou non, membre de Wikimédia ou non. Ce dernier peut écrire au nom de Wikimédia, mais il écrit dans Wikipédia. Je pense que cette distinction entre sujet grammatical et sujet référentiel est essentielle. 

 

Cela implique qu’un certain nombre de phrases que l’on peut trouver sous des plumes plus ou moins habiles sont inacceptables, qu’elles soient formulées sans intention particulière, par négligence, ou avec l’intention de nuire (ou d’être laudateur). Je citerai deux exemples pris dans la littérature de référence : 

 

*Pierre Assouline, préface à La Révolution Wikipédia, p. 18 :

« Wikipédia a la haine du journalisme […] Ecriture, esprit, pratiques, traditions, méthodes techniques, elle demande à ses contributeurs d’éliminer tout ce sur quoi il repose. ».

A la limite, on peut concevoir que 100 % des contributeurs « aient la haine du journalisme », même si c'est peu vraisemblable. Assouline ne se demande pas une seconde comment « Wikipédia » pourrait faire en sorte que  de telles injonctions soient appliquées par les contributeurs. Quant à son éloge du journalisme, il suffit de lire un journal réel pour être confronté à des pratiques critiquables (usages de lieux communs, etc.) : il n’y a donc pas lieu de critiquer Wikipédia en lui supposant une « haine » pour des principes qui ne sont pas toujours appliqués par les principaux intéressés. 

On voit bien en lisant une telle phrase que Pierre Assouline est en colère (et chacun sait que « la colère est mauvaise conseillère »).

 

*La Révolution Wikipédia, p. 89 :

« Wikipédia est tellement rapide et elle veut être tellement complète, que le souci de la qualité de l’information – voire de sa véracité – passe trop souvent par pertes et profits. ».

On pourrait dire que « le système wiki permet (aux contributeurs) d’être tellement rapides » (mais en ce qui concerne la diffusion de l’information, on peut en dire autant de Tweeter, etc.) et que telles personnes « veulent qu’elle soit tellement complète » (ou voulaient-ils dire : « veulent tellement qu’elle soit complète » ?) que, etc. etc. Je ne sais pas quelles limites Jim Wales ou Florence Devouard fixent à l’exhaustivité de Wk, mais lorsque des contributeurs accumulent, dans certaines occasions, des quantités d’informations « en temps réel » ou presque, « Wikipédia » n’y est pour rien, elle est seulement le réceptacle d’un phénomène que personnellement je trouve un peu absurde, mais qui existe de différentes façons dans notre monde. 

 

 

Définitions de Wikipédia

Plutôt que de définir Wikipédia sous une formule unique et définitive (un espace où « n'importe qui peut écrire n'importe quoi  », par exemple), il faut admettre que cette institution, dont l'unité est moins évidente que celle d'une maison d’édition ou d'un journal, se présente sous des aspects variés en fonction de différents critères ou points de vue. 

 

Wikipédia peut en effet être perçue :


1) comme un ensemble de textes sur des sujets divers (Wikipédia-résultat ou Wikipédia-texte) ;


2) comme un mode de fonctionnement, un ensemble de règles dont la principale est que, pour parler comme Pierre Assouline, « n’importe qui peut écrire n’importe quoi », ou, plus calmement, « tout internaute peut apporter une modification à un texte donnée » (Wikipédia-processus) ;


3) comme une communauté : l’ensemble des contributeurs, notamment les contributeurs réguliers ; la notion de communauté est peut-être surtout extérieure, certains l’évoquant parfois en terme péjoratifs (« la meute wikipédienne ») ;


4) comme un espace personnel propre à chaque contributeur régulier, pour qui Wikipédia consiste en un certain nombre de pages qu’il a créées ou améliorées et en un certain nombre d’autres contributeurs (certains perçus comme « amicaux », d’autres comme, plus ou moins, « hostiles ») avec lesquels il est ou a été en relation de travail ;

5) comme un espace propre à chaque lecteur non contributeur : pour ce lecteur, Wikipédia se concrétise comme une page qu'il est en train de lire, avec un certain nombre d'autres auxquelles il accède par les liens, mais absolument pas comme un ensemble monstrueux de pages ; qu'il y ait 100 millions ou 100 milliards de pages, concrètement Wikipédia apparaît à un instant précis comme la seule page présente à l'écran ; 

6) comme une entité dont l'essence maléfique est révélée par  un certain nombre de faits (une information antidreyfusarde par exemple)perçus et présentés sur le mode de l'indignation  ou postulée a priori en considération du mode de fonctionnement (c'est le point de vue des adversaires de Wikipédia) ;

7) comme une entité dont l'essence bénéfique est postulée a priori en fonction d'une certaine façon de voir la culture (c'est le point de vue des thuriféraires de Wikipédia) ; 


8) comme une organisation régissant une structure technique (point à développer : le statut juridique de Wikipédia et les relations entre Wikipédia-fr et Wikimédia-France).

 

Ces distinctions permettent de comprendre pourquoi il existe une certaine incompréhension, notamment, entre le point de vue 7 (adversaires) et le point de vue 4 (contributeurs réguliers) : ils ne parlent pas de la même chose. Dans ce blog/site, j'exprime le point de vue d'un contributeur régulier, mais qui a lu énormément de livres, documentaires ou de fiction, qui lit encore énormément de livres, a fait des recherches dans les bibliothèques et dans les archives, qui n'est donc pas le zombie du net que perçoivent les adversaires dans tout contributeur de Wikipédia.

 

Malgré tout, dans la mesure où un reproche émanant de Pierre Assouline ou d’autres est fondé (énoncés négationnistes, etc.), même sans admettre la notion d'essence maléfique de Wikipédia, j'admets que tout contributeur régulier, moi y compris, encourt une part de responsabilité, notamment pour n’avoir rien fait pour contrer de tels énoncés. 

 

 

 

Bibliographie

*Livres grand public

*Thèses

*Articles cités dans La Révolution Wikipédia

 

Livres

Ouvrages critiques

*Pierre Gourdain, Florence O’Kelly, Béatrice Roman-Amat, Delphine Soulas, Tassilo von Droste zu Hülshoff, La Révolution Wikipédia  Les encyclopédies vont-elles mourir ?, Mille et une nuits, 2007, 142 p.

Préface de Pierre Assouline. Ouvrage écrit par cinq étudiants de l'IEP de Paris sous la direction du préfacier.

*Alain Rey, Miroirs du monde Une histoire de l'encyclopédisme, Fayard, 2007, pp. 230-232.  

 

Ouvrages favorables

*Florence Devouard, Guillaume Paumier, Wikipédia : découvrir, utiliser, contribuer,  2008, Presses universitaires de Grenoble, 79 p.

 

*Sébastien Blondeel et Jean-Marie Thomas, Wikipédia : comprendre et participer, Eyrolles, coll. Connectez-moi !, 2006, XVI-152 p. [ISBN 2-212-11941-0] 

 

*Andrew Dalby, The World and Wikipedia: How we are editing reality, Draycott (Somerset), Siduri Books, 2009 [ISBN 9780956205209]. Recension :  Rémi Mathis, « Andrew Dalby, The World and Wikipedia. Confessions of a contributor »

dans Bulletin des bibliothèques de France, vol. 55, n° 2, 2010

 

Orientation inconnue

*Marc Foglia, Wikipédia : média de la connaissance démocratique ? Quand le citoyen lambda devient encyclopédiste, Limoges, FYP éd., 2008, 224 p. [ISBN 978-2-916571-06-5] Cet ouvrage paraît assez complet et bien structuré d'après la table des matières. Il est étonnant qu'il soit ignoré au profit de La Révolution Wikipédia.

 

Thèses

*Benjamin Grassineau, La dynamique des réseaux coopératifs : l’exemple des logiciels libres et du projet d’encyclopédie libre et ouverte Wikipédia,  thèse/mémoire sous la direction de Michel Liu, Université de Paris-Dauphine, 2009, 2 vol. (441 et 54 p.)

 

*Carlo Abi Chahine, Indexation et recherche conceptuelles de documents pédagogiques guidées par la structure de Wikipédia, thèse/mémoires  sous la direction de Jean-Pierre Pecuchet, Nathalie Chaignaud et Jean-Philippe Kotowicz, Institut national des sciences appliquées (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime), Ecole Doctorale Sciences Physiques Mathématiques et de l'Information pour l'ingénieur (Saint-Etienne-du-Rouvray, Seine-Maritime), Laboratoire d'Informatique, de Traitement de l'Information et des Systèmes (Mont-Saint-Aignan, Seine-Maritime), 2011, Ressource électronique 

Numéro national de thèse : 2011ISAM0011

 

COMMENTAIRE 

Il est intéressant de constater que l'article du Monde ne cite que le premier ouvrage ainsi que deux ouvrages favorables, écrits par des Américains, mais visiblement du type hagiographique, centrés non pas sur Wikipédia, mais sur une conception du savoir d'orientation démocratique (des ouvrages éventuellement intéressants, mais qui se placent à un autre niveau que celui de la réalité pratique de l'encyclopédie). Guillaume Joindrot prend soin d'ajouter que les auteurs de ces ouvrages sont « deux anciens hackers », alors que les auteurs du premier ouvrage sont « cinq étudiants de Sciences Po' », statut auquel, sauf erreur de ma part, il accorde sa préférence. 

 

Articles et travaux cités dans La Révolution Wikipédia

 

Presse française

*Didier Sanz, « Wikipédia, encyclopédie sous haute surveillance », Le Figaro, 17 janvier 2007  (http://www.lefigaro.fr/20070117.FIG000000183_wikipedia_encyclopedie_sous_haute_surveillance.html)

*Le Monde, 3 janvier 2007 (cf. recension)

* Pascal Riché, « Wikipédia annonce désormais les crimes à l’avance », Rue89, 1° juillet 2007

 

Presse américaine

*Stacy Schiff, « Know it all, can Wikipedia conquer expertise ? », The New Yorker, 31 juillet 2006, www.newyorker.com/archive/2006/07/31/060731fa_fact

*John Seigenthaler, « A false Wikipedia « biography » », USA Today, 29 novembre 2006*Noam Cohen, « A history department bans citing Wikipedia as a research source », New York Times, 21 février 2007(http://www.nytimes.com/2007/02/21/education/21wikipedia.html)

 

L'affaire de la revue Nature

* « Internet encyclopaedias go head to head », Nature, 14 décembre 2005 (lien partiel qui nécessite une inscription

 http://www.nature.com/nature/journal/v438/n7070/full/438900a.html)

* « Supplementary information to accompany Nature news article ‘’Internet encyclopaedias go head to head’’ », Nature, 22 décembre 2005

* « Fatally Flawed. Refution the rcent study on encyclopedic accuracy by the journal Nature », Encyclopaedia Britannica Inc., mars 2006 (http://corporate.britannica.com/britannica_nature_response.pdf)

* « Encyclopaedia Britannica and Nature : a response », Nature, 23 mars 2006

 

Travaux universitaires

*Laure Endrizzi, rapport pour l’INRP, www.inrp.fr/vst/Dossiers/Wikipedia/sommaire.htm (lien non opérationnel)

*Daniel Letouzey, « Les historiens et Wikipédia », Historiens et Géographes, 396-397, octobre-décembre 2006 (http://clioweb.free.fr/debats/wikirr2.htm

*Roy Rosenzweig (CHNM, Université George Mason), « Can History be Open Source?  Wikipedia and the Future of the Past », The Journal of American History, juin 2006 (http://chnm.gmu.edu/essays-on-history-new-media/essays/?essayid=42) (http://chnm.gmu.edu/essays-on-history-new-media/essays/)

 

Divers

* Larry Sanger, « Why Wikipedia must Jettison its Anti-elitism », 31 décembre 2004 (lien vers le site KuroShin, article non trouvé)

* Rick Jelliffe, « An interesting offer : get paid to contribute to Wikipedia », site O'Reillyxml.com, 22 janvier 2007 (http://www.oreillynet.com/xml/blog/2007/01/an_interesting_offer.html)

 

Autres articles

 

Antérieurs à La Révolution Wikipédia

*Daniel Schneidermann, « Wikipédia, ses espoirs, ses menaces  », 14 septembre 2005, dans Libération

*Daniel Schneidermann, sans titre, sans date (2006), dans le Big Bang Blog (à propos de sa propre notice dans Wikipédia)

 

Postérieurs à La Révolution Wikipédia

* Christian Vandendorpe, « Le phénomène Wikipédia : une utopie en marche », dans Le Débat, janvier-février 2008, pp 17-30. C. Vandendorpe était professeur à l’université d’Ottawa.

* « Entretien avec Pierre Assouline », dans Le Débat, janvier-février 2008, pp. 31-38

*Jean-Noël Lafargue, « Wikipédia a dix ans », 10 janvier 2011, dans Le dernier des blogs. Jean-Noël Lafargue a été administrateur de Wk (2005-2009) et est professeur d'art à l'université Paris-8 où il a mené une expérience de travail dans Wikipédia dans le cadre universitaire (2004-2009).

*Nathalie Savary, « La Galaxie Wikimédia Une dynamique de partage de la connaissance », dans Le Débat, n° 170, mai-août 2012, pp. 138-148. N. Savary est sociologue et par ailleurs membre de Wikimédia France