Pravda la profileuse : portrait du « wikipedien » en robot zombifié

Publié le par Jacques Goliot

 

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Remarque introductive : cet article reposait à l’origine sur deux pages : une d’Alithia, l’autre de Wikipedia Watch, dont Alithia fournissait le lien. La rupture de ce lien (entre mai et septembre 2012) limite l’analyse à sa partie alithiesque.

 

 

Dans un article du 17 janvier 2008 (complété le 18), Alithia prétend expliquer « à quoi ressemble un wikipédien » et pour cela se sert de ses « impressions » face à quatre photographies de « wikipediens », trouvées sur le site Wikipedia Watch. 

 

Sommaire

Comment Alithia voit le « wikipedien »

Les photographies

Les commentaires : mdr (Alithia : « je ne suis pas anti-wikipédienne »)

Conclusion

PETIT BOURRILEGE ALITHIESQUE

 

 

 

Comment Alithia voit le « wikipedien »

En toute objectivité, après avoir posé aux lecteurs la question « Que vous évoquent-ils ? », elle poursuit (le lendemain) en écrivant « c’est assez effrayant », mais ajoute que chacun peut avoir une opinion différente, en fonction de ce qu’il est (« Certainement chacun y voit quelque chose de différent selon sa propre sensibilité. Là-dessus pas de doute. Il y a même des gens qui ne voient rien et ne voient pas ce qu'ils ont sous les yeux. » ; « c'est selon le regard. Chacun peut avoir un regard différent car il regarde à partir de ce qu'il est lui-même. », c’est-à-dire que si on ne trouve pas cela « effrayant », c’est qu’on n’est pas vraiment normal, puisqu’on ne voit pas ce qui est évident, ce que « disent » les photos (« une photo peut-être parlante. Très parlante même »).

 

Pourquoi, selon elle, cela est-il « effrayant » ? Parce que, dans ces portraits, elle décèle : 

*un « manque absolu de présence, de singularité »

* « une sorte d'anonymat en somme d'où nul n'émerge »

* « Personne n'existe à ce stade là de la banalité »

* « Ils sont tout le monde, […], c'est à dire personne et n'ont pas l'air d'êtres libres car ils n'expriment rien. Absolument rien. »

* « des clones sans caractères distinctifs »

* « des personnalités effacées, des êtres absents, d'où toute subjectivité a disparu, a été comme anéantie »

* « qu'est-ce qui a été tué en eux ? »

 

A ce point, ce n’est plus de la frayeur que ressent Alithia, mais, bizarrement, « une impression de malaise » (très mauvais, cette gradation, du plus vers le moins).

 

La conséquence qu’Alithia tire de ses « analyses » physiognomoniques, c’est qu’on a affaire aux membres d’une secte :

« Un peu comme dans une secte en somme où seul le chef existe, a une personnalité, et dont le nom est connu. Les autres n'ont pas de nom, seul un pseudo (qui efface leur nom, même si celui-ci a été retrouvé par le wkpd watch) Dans une secte seul le chef existe, les autres n'existent pas, sont des zéros dépersonnalisés, sans présence. Ils sont comme absents, absents à eux-mêmes, vides. Quelque peu des robots, des êtres artificiels d'où la sensibilité aurait disparu. Des machines sans âme. Anonymes, inexistants, ils sont personne, effacés derrière le chef qui seul a une individualité et seul a droit d'exister. Voilà l'impression qu'ils me font. »

 

La conclusion s’impose : c’est exactement comme sur « wkpd » : Alithia livre alors une (courte) diatribe qu’elle termine par ces formules fortes :

« Un système totalitaire qui broie les individus. C'est l'impression que ça me fait. ».

 

 

Les photographies

Le lien donné par Alithia conduit actuellement vers la page d’accueil « Cloudfare Watch » (une branche de Wikipedia Watch, semble-t-il).

 

Il n’est donc plus possible de voir ces photos et ni de savoir dans quel cadre elles étaient proposées. D’après un commentaire (« Ces photos n'ont pas été choisies par les Wikipédiens eux-mêmes. Elles ont été trouvées sur le net, pour la plupart. L'auteur du site liste sur cette page les Wikipédiens qu'il a réussi à démasquer. Commentaire n°19 posté par MPoulian le 20/01/2008 à 06h36 »), il s’agirait d’une initiative de « démasquage » de la part de Wikipedia Watch. 

 

Cela ne peut être vérifié, mais Alithia prend acte (« ok »), reconnaissant au moins une erreur. 

 

On ne peut pas « vérifier » non plus que les portraits soient tels que le dit Alithia (pour autant que je me rappelle, je ne suis même pas sûr qu’on avait affaire à des « wikipediens ») ; mais cela vaut peut-être mieux, car l’exercice auquel elle se livre est absurde, comme il est absurde qu’il y ait eu autant de commentaires (44), alors qu’un seul commentaire s’imposait : c’est absurde, ce vain exercice d’incessant ressassement suscitant la plus salissante satiété.

 

Ces commentaires présentent tout de même un intérêt collatéral.

 

Les commentaires : mdr (Alithia : « je ne suis pas anti-wikipédienne »)

Alithia intervient à plusieurs reprises pour souligner que l’article ayant été publié dans « Humeurs humour », il ne faut pas le prendre au sérieux, que « cet article n'est qu'un gag ; à ne pas prendre au sérieux  Réponse de : alithia le 14/10/2009 à 21h03 ».

 

Le moins qu’on puisse dire est que ce n’était pas évident. Mais que faut-il en conclure : que les « wikipediens » en question sont finalement des êtres humains normaux ? que « wikipedia » n’est finalement pas une secte ?

 

Non. Cela veut simplement dire qu’il ne faut pas chercher à appliquer cette « analyse » en dehors de Wikipédia. 

 

D’ailleurs, dans une intervention antérieure, elle avait écrit : « Attention pas de dérapage : pas d'attaques des personnes. On parle des wikipediens en tant que groupe sui generis, qui, à moi, me fait une impression bizarre, comme des êtres vivant dans un autre monde et certainement pas celui où s'écrivent des encyclopédies. Réponse de : alithia le 18/01/2008 à 12h02 ». Où est l’humour là-dedans ?

 

Sans doute dans une autre phrase : « je ne suis pas anti-wikipédienne » (proclamation suivie de considérations du plus haut intérêt : « j'essaye de dire deux trois choses sur wikipedia en passant par un peu de philosophie, ou grâce à la philosophie, retrouver un peu de Socrate qui sur l'agora interrogeait les gens pour leur faire prendre conscience qu'ils ne savaient pas trop ce qu'ils disaient bien souvent. Réponse de : alithia le 14/10/2009 à 21h03 »).

 

Que ceux qui ont compris nous écrivent, ils sont assurés de notre plus haute estime.

 

 

Conclusion

Dans l’article, Alithia, alias Pravda la surblogueuse, alias Pravda la Grande Sophiste, alias Pravda l’argumenteuse dit de la photographie en général :

 

« une photo peut-être parlante. Très parlante même. Sinon la photo ne serait pas cultivée comme un art. Sans parler de ce que peut en faire la police dans le cadre d'une enquête avec l'aide des professionnels de la psychologie. »

 

Alithia mélange la photographie-objet (« une photo »), la photographie d’art (« la photo »), la photographie d’identité et la pratique du profiling. 

 

Ce charabia montre qu’elle n’a pas pu se refuser le plaisir de faire un numéro de profiler à la noix pour compléter une opération de basse police et de basse délation menée à bien par « l'"autre" observatoire  de wikipedia ».

 

Mais, je ne me lasserai pas de le répéter : c’est ainsi qu’Alithia est grande.

 

PETIT BOURRILEGE ALITHIESQUE

*« une photo peut-être parlante. » (>peut être. Mais, bon sang de bois, qu’est-ce que c’est que cette nana qui écrit de telles sottises ? Désolé, je ne le ferai plus.)

 

« Ce sont des photos, choisie par la personne elle-même. » (>choisies ; >par les personnes concernées elles-mêmes)

 

« Regardez bien donc, et vous pourez peut-être voir quelque chose se révéler. Cimme un photographe. » (>pourrez ; > comme)

 

« Les autres n'ont pas de nom, seul un pseudo » (>seulement)

 

« l'absence de préseentation » (>présentation).

 

Bilan : 2 fautes de frappe, 3 fautes de grammaire, une formulation bancale ; une phrase inachevée.

 

C’est ainsi qu’Alithia a le plus grand respect pour ses lecteurs.

 

 

 

 

Publié dans Alithia : analyses

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